Maladies et habitudes de vie

Dentiste Dons de sang
Examen de la vue Gastroentérite
Insectifuge Vaccins

Dentiste

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Vous pouvez recevoir des soins dentaires sans craindre pour votre allaitement. Les radiographies dentaires et les anesthésiants utilisés contre la douleur ne demandent pas de suspendre l’allaitement (Hale). Si vous devez prendre des antibiotiques, avisez votre dentiste que vous voulez qu’ils soient compatibles avec l’allaitement.

Les rince-bouches antiseptiques ne nuisent pas à la qualité du lait puisque l’absorption par la mère est quasi nulle. Quant aux produits pour blanchir les dents, ils contiennent souvent des composants du peroxyde. Ce dernier est absorbé par la peau, mais il est automatiquement détruit et n’atteint ainsi jamais le lait maternel.

Dons de sang

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Une femme qui allaite peut donner du sang à condition qu’elle le fasse au moins six mois après avoir accouché (Hema Québec).

Examen de la vue

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Pendant la grossesse, votre vision a peut-être été sujette à des changements. L’augmentation du niveau hormonal peut en effet causer des troubles temporaires comme l’irritation des yeux, la sécheresse, la vision trouble ou la distorsion de la vision. Ce n’est pas le moment de changer de lentilles ! Ces troubles temporaires peuvent durer jusqu’à trois mois après la grossesse, que vous allaitiez ou non. C’est la raison pour laquelle on conseille d’attendre trois mois après l’accouchement avant de voir un optométriste, à moins d’un problème criant, bien sûr.

Après les trois premiers mois vous pouvez passer des examens de la vue même si vous allaitez votre bébé. Vous n’avez pas à attendre qu’il soit sevré avant de le faire. Autre option : attendre six mois avant d’aller chez l’optométriste et en profiter pour faire examiner les yeux de votre bébé en même temps (Dr. Langis Michaud, M.SC, FAAO).

Gastroentérite

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Une mère qui souffre de la gastroentérite ne fait courir aucun risque à son bébé et ne doit pas suspendre son allaitement. Au contraire! Les anticorps de son lait viennent le protéger.

Il faut cependant veiller à bien s’hydrater pendant la maladie afin d’éviter la déshydratation et l’épuisement, deux conditions qui peuvent nuire à la production de lait.

Les mesures de prévention habituelles s’appliquent comme se laver souvent les mains ou encore, dans les cas plus graves, porter un masque pendant l’allaitement. Dans de très rares situations, il arrive que l’intoxication alimentaire se transforme en septicémie (infection du sang) et que la mère doive être hospitalisée. Elle recevra à ce moment des antibiotiques qui peuvent être compatibles avec l’allaitement si elle en fait la demande à l’équipe soignante.

Insectifuge

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Il existe différentes catégories d’insectifuges : ceux qui renferment dudiéthyletoluamide (DEET), ceux qui contiennent du P-menthane 3,8-diol, et ceux faits à partir de substances naturelles (comme la citronnelle ou l’huile de soya).

Selon Santé Canada, l’insectifuge utilisé doit arborer un numéro d’homologation de « produit antiparasitaire » et être étiqueté comme « insectifuge personnel pour utilisation sur les humains ». Il ne faut jamais appliquer sur le corps un produit étiqueté comme « insecticide ».

Selon les recherches scientifiques et l’avis de plusieurs experts, rien n’est plus efficace contre les moustiques que le port de vêtements couvrants et l’emploi d’un insectifuge au DEET homologué par le gouvernement fédéral. Cependant, il y a quelques années, des inquiétudes sont apparues quant à l’utilisation du DEET chez les femmes enceintes ou allaitantes.

En 2003, le Canadian Medical Association journal publiait une synthèse sur l’utilisation des insectifuges au DEET chez les jeunes enfants et chez les femmes enceintes ou allaitantes. On y affirme qu’il y a aucune preuve que l’utilisation du DEET pendant la grossesse ou l’allaitement pose un problème au foetus ou à l’enfant allaité.

Cependant, tout en arrivant aux même conclusions, dans un avis de 2006, l’Agence de la santé publique du Canada recommande qu’à titre de précaution, les femmes enceintes ou allaitantes devraient envisager des méthodes non chimiques pour prévenir les piqûres de moustiques.

Lorsque l’on choisi une méthode non chimiques, la protection est souvent beaucoup moins longue voire moins efficace. Le gouvernement de l’Ontario a passé en revue quelques unes de ces méthodes.

Peu importe la méthode choisie, il est important de ne pas utiliser l’insectifuge sur la poitrine et de bien se laver les mains après l’application ou juste avant la tétée. Pour les nouveau-nés, des vêtements couvrants et des moustiquaires sont préférables à l’utilisation de n’importe quel insectifuge.

Vaccins

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Une mère qui choisit de recevoir un vaccin ne fait pas courir de risques à son bébé allaité. Une rare exception à cette règle est pour le bébé souffrant d’une déficience immunitaire. Dans ce cas, la mère ne doit pas recevoir de vaccin contenant un virus vivant atténué. D’ailleurs, cette recommandation vaut aussi pour la mère qui n’allaite pas (Newman).

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