Médicaments en vente libre

Cette liste ne constitue pas un avis médical, ni une recommandation des auteures. Aussi, ce n’est pas parce qu’un médicament est compatible qu’il vous convient. Ces médicaments peuvent avoir des effets secondaires et ne pas être adaptés à votre situation. N’hésitez pas à poser vos questions à un pharmacien.

Dans cette liste, vous trouverez d’abord le nom générique du médicament puis, entre parenthèses, le nom d’une marque ou deux pour vous orienter. Un médicament n’a qu’un seul nom générique mais peut se retrouver sous plusieurs marques. Sans compter que certains produits, comme les sirops contre le rhume par exemple, contiennent plus d’un médicament d’où l’importance de lire la liste des ingrédients.


Analgésiques (douleur)

Antihistaminiques (allergies)

Antitussifs (toux)

Décongestionnants

Gouttes pour les yeux (allergies – rhume)

Maux de gorge

Troubles de constipation

Troubles gastriques et intestinaux


Analgésiques (douleurs)

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Acétaminophène (Tylénol®)

Un bon choix comme analgésique pour réduire la fièvre, les maux de tête et les douleurs chez la mère qui allaite. La quantité de médicament qui se retrouve dans le lait est bien moindre que la dose suggérée pour un nourrisson. Autre choix : ibuprofène

Ibuprofène (Advil®, Motrin®)

Ce médicament se retrouve en très petites quantités dans le lait maternel, beaucoup plus petites que la dose suggérée pour un nourrisson. L’ibuprofène est l’analgésique et l’anti-inflammatoire qui devrait être préféré par les femmes qui allaitent. Autre choix : acétaminophène.

Acide acétylsalicylique (Aspirin®)

Vaut mieux éviter de prendre de l’acide acétylsalicylique pendant l’allaitement, surtout lorsqu’on allaite un nouveau-né. Une dose occasionnelle n’est probablement pas dangereuse. Cependant, les effets de l’utilisation à long terme, les risques d’hémorragies internes et du syndrome de Reye sont encore mal connus chez les bébés allaités. Si vous devez prendre de l’aspirine, évitez d’allaiter de une à deux heures après la prise du médicament. Autres choix : acétaminophène, ibuprofène.


Antihistaminiques (allergies)

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Fexofénadine (Allegra®)

La fexofénadine ne cause pas de somnolence et se retrouve en petites quantités dans le lait maternel. Elle ne devrait pas causer d’effets néfastes chez le bébé allaité. Par contre, prise en combinaison avec la pseudoéphédrine, elle peut diminuer la production de lait (ex. Allegra-D®), vérifiez la liste des ingrédients médicinaux. Autre choix : loratadine.

Loratadine (Claritin®)

Tout comme la fexofénadine, la loratadine ne cause pas de somnolence et se retrouve en petites quantités dans le lait maternel. Elle ne devrait pas causer d’effets néfastes chez le bébé allaité. Par contre, lorsqu’elle se retrouve en combinaison avec la pseudoéphédrine, elle pourrait diminuer la production de lait (ex. Claritin Extra®). Autre choix : fexofénadine.

Cétirizine (Réactine®)

Une dose occasionnelle de cétérizine n’est pas censée causer d’effets négatifs chez le bébé allaité. Toutefois, une consommation prolongée et des doses importantes peuvent rendre le bébé somnolent ou affecter la production de lait particulièrement si la lactation n’est pas encore bien établie (au moins six semaines après la naissance). Les antihistamniques sans somnolence sont à privilégier. Autres choix : loratadine, fexofénadine.

Diphenhydramine (Bénadryl®)

De petites doses occasionnelles de diphenhydramine ne sont pas sensées provoquer d’effets néfastes chez le bébé allaité. Par contre, des doses importantes ou une utilisation prolongée de cette substance peuvent diminuer la production de lait, particulièrement lorsqu’elle est combinée à de la pseudoéphédrine ou encore lorsque la lactation n’est pas bien établie (6 semaines après l’accouchement). Une dose prise juste avant la plus longue période sans tétée minimise les effets du médicament sur la lactation. Les antihistaminiques sans somnolences sont à privilégier. Autres choix : loratadine, fexofénadine.


Antitussifs (toux)

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Dextrométhorphane (se retrouve dans les sirops contre la toux qui contiennent les lettres « DM » à côté de la marque)

Le dextrométhorphane n’a pas été étudié encore par l’Académie américaine de pédiatrie, par contre il est classé comme faisant partie des substances les plus sécuritaires par Thomas Hale, pharmacologue spécialiste en lactation de l’université Texas Tech.


Décongestionnants

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Oxymétazoline, xylométazoline (Dristan®, Otrivin®)

Aucune information n’existe en ce moment sur l’utilisation de l’oxymétazoline pendant l’allaitement. Cependant, comme ce médicament est administré par vaporisateur nasal, très peu devrait atteindre le sang de la mère et se retrouver dans le lait maternel. Ce médicament est préférable à la pseudoéphédrine.

Chlorhydrate de pseudoéphédrine (Sudafed®)

Bien que les petites quantités de pseudoéphédrine qui se retrouvent dans le lait ne risquent pas de nuire au nouveau-né allaité, il est possible qu’elles le rendent irritable. La pseudoéphédrine peut également diminuer la production de lait et l’usage régulier et répété de ce produit semble interférer avec la lactation. Vous ne devriez pas prendre de pseudoéphédrine si votre production de lait n’est pas encore bien établie (six premières semaines après avoir accouché) ou si vous avez de la difficulté à produire assez de lait pour répondre aux besoins de votre bébé. Autre choix : préférez-y un vaporisateur nasal qui contient des corticostéroides (Nasonex) ou encore un vaporisateur avec de l’oxymétazoline ou de la xylométazoline.


Gouttes pour les yeux

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Elles sont compatibles avec l’allaitement.


Maux de gorge

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La plupart des pastilles contre le mal de gorge ou la toux sont compatibles avec l’allaitement. Évitez cependant de consommer régulièrement de grande quantité de pastilles qui contiennent du menthol puisque ce dernier peut diminuer la production de lait.


Troubles de constipation

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Psyllium (Métamucil®), gomme du guar (Bénéfibre®) méthylcellulose (Prodiem® en poudre)

Les fibres alimentaires préparées, sont considérés comme étant compatibles avec l’allaitement. Ils ne sont pas absorbés par la voie gastro-intestinale et par conséquent ils ne se retrouvent pas dans le lait maternel. Autres choix : bisacodyl, docusate sodique, hydroxyde de magésium, sénosides de séné.

Bisacodyl (Dulcolax®, Carter’s®)

L’effet de ce médicament n’a pas encore été étudié pendant lactation. Quoiqu’il en soit, puisqu’il n’est pratiquement pas absorbé via la voie gastro intestinale, la substance n’est pas sensée se retrouver dans le plasma ou le lait de la mère. Autre choix : psyllium, gomme de guar, méthylcellulose, docusate sodique, hydroxyde de magésium, sénosides de séné.

Docusate sodique (Colace®, Soflax®)

Ce laxatif émolient est très peu absorbé par la voie gastro intestinale ce qui fait qu’il a très peu de chance de se retrouver dans le plasma et le lait de la mère. Un laxatif entièrement non absorbé peut aussi y être préféré. Autres choix : psyllium, gomme de guar, méthylcellulose, bisacodyl, hydroxyde de magésium, sénosides de séné.

Hydroxyde de magnésium (Lait de magnésie)

L’utilisation de ce laxatif est acceptable pendant la lactation. Autres choix : psyllium, gomme de guar, méthylcellulose, bisacodyl, docusate sodique, sénosides de séné.

Sénosides de séné (Senokot®, Ex-Lax® (formule avec séné), Prodiem® en comprimés)

Classé par l’Académie américaine de pédiatrie comme état habituellement compatible avec l’allaitement. À l’époque on rapportait une augmentation de cas de diarrhée chez les nourrissons allaités dont la mère prenait du séné, mais il s’agissait d’une vieille formule du médicament. Plusieurs études faites par la suite avec des produits plus récents n’ont démontré aucun effet négatif chez le bébé allaité. Lorsque la dose est respectée, le produit est compatible avec l’allaitement. Autres choix : psyllium, gomme de guar, méthylcellulose, bisacodyl, docusate sodique, hydroxyde de magésium.


Troubles gastriques et intestinaux

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Carbonate de calcium (Tums®)

Le calcium est une composante naturelle du lait maternel. Bien qu’il n’existe aucune information à ce jour sur la teneur en calcium du lait maternel pendant la prise d’un anti-acide par voie orale, celle-ci n’est pas sensée dépasser celle trouvée dans la nourriture pour bébé du commerce. L’utilisation d’un anti-acide par voie orale est acceptable pendant l’allaitement. Autre choix : hydroxyde de magésium.

Hydroxyde de magnésium (Maalox®)

Le magnésium est une composante naturelle du lait maternel. Bien qu’il n’existe aucune information à ce jour sur la teneur en magnésium du lait maternel pendant la prise d’un anti-acide par voie orale, celle-ci n’est pas sensée dépasser celle trouvée dans la nourriture pour bébé du commerce. La consommation d’hydroxyde de magnésium est acceptable pendant l’allaitement. Autre choix : carbonate de calcium.

Lopéramide (Imodium®)

La prise de ce médicament par la mère qui allaite n’est pas sensée affecter son bébé.

Dimenhydrinate (Gravol®)

Une petite dose de temps à autre n’est pas sensée causer d’effets néfastes chez les bébés allaités. Par contre, des doses importantes sur une longue période peuvent provoquer des effets secondaires chez le bébé et diminuer la production de lait, surtout si la lactation n’est pas bien établie. Une dose prise juste avant la plus longue période sans tétée minimise les effets du médicament sur la lactation.

Subsalicylate de bismuth (Pepto-Bismol®)

À cause des risques d’absorption par le bébé du salicylate transféré dans le lait maternel, ce médicament devrait être évité chez la femme qui allaite. Autre choix : loperamide (diarrhée), hydroxyde de magnésium ou carbonate de calcium (brûlures d’estomac), dimenhydrinate.

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Une Réponse

  1. […] cette page-ci, nous avons dressé une liste partielle de médicaments courrants sans ordonnance et leurs effets […]

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