Bien vivre l’allaitement!

Voici ce qu’on pouvait voir la semaine dernière en passant devant les bureaux d’Hurtubise!

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… une belle banderole avec Bien vivre l’allaitement bien en vue!

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Céline doit couper le cordon…

Avez-vous vu cet article tiré d’un site web féminin où l’on y apprend que Céline Dion allaite « encore » ses jumeaux âgés de bientôt 11 mois?

Le ton de l’article pourra en faire sourciller plusieurs. Extraits:

Mais plus que leur former les oreilles à la musique, plus que leur apprendre à marcher, Céline Dion continue à les allaiter!

(…)

Certes, il n’existe aucune règle en terme d’allaitement, mais la moyenne veut qu’une mère donne le sein à son bébé jusqu’à 4, 6 mois. Céline Dion elle-même affirme qu’il « n’existe aucun livre qui indique la bonne marche à suivre avec les bébés. Il n’y a pas de mauvaise façon de faire tant qu’on pense que ce que l’on fait est juste ».

(…)

Il va quand même falloir songer un jour à couper le cordon, Céline !

Alors que l’OMS recommande un allaitement de deux ans, on peut grincer des dents à la lecture de cette prose plutôt paternaliste. Qui plus est, ce choix d’allaitement ne regarde au fond que Céline Dion. Il n’a rien à voir avec son métier de chanteuse et sa vie publique de star internationale.

À cet effet, notre opinion n’aurait pas été différente si le journaliste avait fait d’elle un modèle d’allaitement que toutes les femmes devraient suivre. Si Céline Dion souhaite parler d’allaitement, libre à elle de le faire, mais qu’un journaliste s’intéresse uniquement à cet aspect de sa maternité relève bien plus du potinage que du réel débat de société.

 En même temps, ce texte révèle aussi à quel point l’allaitement reste un geste culturel.

Plurielles.fr, d’où est tiré cet article, est un site français. Selon Le Monde Magazine, en France en 2005, 60% des femmes allaitaient leur bébé à naissance, mais elles étaient nombreuses à servrer assez rapidement. En effet, seulement 5% des Françaises allaiteraient encore à 4 mois.

En ce sens, puisque l’allaitement d’un bébé de 11 mois reste vraiment un geste d’exception en France, n’est-il pas normal qu’il étonne ce journaliste artistique?

Au Québec, plus de 80% des femmes commencent l’allaitement et 19% d’entre elles ont allaité exclusivement pendant 6 mois (ce qui reste malgré tout inférieur à la moyenne canadienne).

Est-ce qu’un article comme celui-là aurait pu être écrit par un journaliste de La Semaine ou du Lundi? Est-ce que l’allaitement est mieux ancré dans la culture québécoise? Pourquoi? Qu’est-ce qui explique la différence entre la France et Québec? 

En France, il y a probablement tout un système de soutien qui est plus ou moins adéquat, appuyé par une volonté politique plus ou moins présente. On sait qu’au Québec, la hausse du taux d’allaitement à partir des années 2000 est venue après la concertation des volontés politiques et de la santé publique.

Au-delà de tout ça, il y a aussi une histoire et une culture qui viennent teinter la vision qu’une société entretient de l’allaitement. Et cela prend beaucoup plus que des recommandations pour la faire évoluer…

Personnalités de la semaine La Presse!

Quoi?!? Nous aux côtés de Julie Payette, Maxim Talbot et autres Claude Robinson? Disons qu’au départ, nous avons quelque peu souffert du syndrome de l’imposteur…

Pour finalement trouver intéressant la reconnaissance que La Presse décide d’accorder au travail que nous avons fait. L’allaitement et dans un aspect plus large, la maternité, sont des sujet importants. De voir que nous pouvons contribuer à notre façon à enrichir le discours qui en traite nous comble particulièrement.

Par Silvia Galipeau

Plus dynamiques que ça? Impossible. Avec quatre enfants chacune, entre les tétées, le boulot, les purées, les soupers et leur conjoint (pas nécessairement dans cet ordre!), Madeleine Allard et Annie Desrochers ont trouvé le temps d’écrire un livre. Pas n’importe lequel: un livre sur l’allaitement que, bien franchement, plusieurs mères attendaient.

Bien vivre l’allaitement, publié tout récemment aux éditions Hurtubise, se veut un ouvrage journalistique sur l’allaitement. Sauf erreur, c’est une première. Du moins au Québec. Il n’est pas le fruit de militantes, encore moins de spécialistes de la santé publique. Au contraire. Il s’agit ici d’un regard critique sur les différentes théories et autres préceptes souvent prônés dans les discours publics. Bref, un ouvrage pensé et écrit par des «intellectuelles du sein».

Pour avoir réalisé ce travail unique qui fait entendre une nouvelle voix dans le discours sur l’allaitement, La Presse et Radio-Canada nomment Madeleine Allard et Annie Desrochers Personnalités de la semaine.

Une référence

L’objectif du livre? Informer les femmes, leur donner l’heure juste et, surtout, la liberté de faire un choix. Leur choix. Éclairé.

Personne n’oblige les femmes à allaiter six mois exclusivement. Ni à commencer l’introduction des solides par des purées de céréales. Il n’est pas non plus nécessairement criminel de dormir avec son enfant. Ni de décider, un beau matin, qu’il est temps de le sevrer.

Non. Contrairement à bien des idées reçues, c’est aux femmes de décider. Encore faut-il qu’elles aient toute l’information à leur portée. D’où ce livre, la référence, finalement, que nos deux auteures recherchaient quand elles allaitaient.

Toujours creuser plus loin

«Nos fils ont 8 ans et demi? Alors on se connaît depuis huit ans et demi. Disons neuf», se souvient Annie Desrochers, journaliste et animatrice à la radio de Radio-Canada. Elle a rencontré Madeleine Allard, rédactrice traductrice à la banque TD, sur un forum «obscur» de discussion pour femmes enceintes, dont elles ont toutes deux oublié le nom. «J’ai tapé «femme enceinte» dans Google, et c’est le premier forum qui est apparu!» Toutes deux enceintes de leur premier enfant (elles ont ensuite eu presque simultanément leurs trois autres enfants), elles aimaient débattre de différentes questions, discuter littérature comme accouchement, philosophie ou allaitement, et se sont vite trouvé des atomes crochus, lesquels, à les voir pouffer de rire ensemble, huit ans et demi plus tard, ne se démentent pas. «On avait plein de questions sur l’allaitement, mais on ne se satisfaisait jamais des réponses qu’on trouvait dans les livres. On allait toujours chercher plus loin», raconte Madeleine Allard.

Un exemple: le sevrage. Plusieurs conseillères en allaitement prônent le sevrage dit «naturel» de l’enfant. Mais en quoi le sevrage est-il naturel? «La mère panda abandonne son petit dans la nature! s’exclame Annie Desrochers. Pour nous, parler de sevrage naturel, c’est une imposture!»

Idem avec le co-dodo, ou encore l’introduction des solides. Pourquoi commencer à tel âge, avec telles purées, quand ailleurs on commence plus tôt, avec autre chose? «On remettait tout en question, et on partageait nos recherches avec d’autres femmes, sur des forums de discussion», reprend Madeleine Allard.

D’où l’idée d’écrire un livre sur l’allaitement, donc, non pas en tant que «philosophie», mais plutôt en tant que «phénomène bio-culturel».

Nouveau discours

En recevant le titre de Personnalités de la semaine, les deux mères et auteures, qui animent également un blogue sur le même thème (Maman, j’ai faim!), espèrent ici contribuer, à leur manière, à un nouveau discours sur l’allaitement au Québec. Un discours qui ne serait plus axé sur la performance ou le militantisme, mais bien sur l’expérience vécue. Une expérience unique, qui, quoi qu’en disent certains, peut aussi être féministe. «Contrairement à ce que dit Élizabeth Badinter, qui voit l’allaitement comme un naturalisme imposé aux femmes, pour nous, l’allaitement a été une façon de nous épanouir, conclut Madeleine Allard. Pour toi, si c’est ton choix, et si ça transforme ta vie, alors oui, c’est féministe!» Encore faut-il que ce choix soit personnel, et non imposé. Choisi et non subi.

Nota bene
Nous tenons également le blogue Maman, j’ai faim, mais nous y parlons de cuisine familiale.

Le « site obscur » auquel l’article fait référence portait en fait le titre de Un rêve, un projet, une réalité, une initiative de notre inoubliable Suzanne!

Le nouveau livre de La Leche

Bien sûr, vous connaissez la couverture de notre livre:

Maintenant, peut-être avez-vous vu ce livre en ligne:

Ne trouvez-vous pas qu’il ressemble étrangement au nôtre?

Et non, ce n’est pas la version anglophone de Bien vivre l’allaitement! Il s’agit plutôt de la huitième édition anglophone de l’Art de l’allaitement maternel, de La Leche League International. Ce livre n’est pas encore disponible. Sa sortie est prévue pour la mi-juillet. Il s’agit heureusement d’un livre peu distribué au Québec, où on lui préfère la version en français.

Il n’en reste pas moins que nous avons été soufflées de découvrir son existence.

La photo qui figure sur la couverture de notre livre est issue d’une banque d’images. Notre maison d’édition a payé des droits pour l’obtenir, mais ces droits ne limitent pas l’accès à la photo… même pour la couverture d’un autre livre sur l’allaitement. Il n’y a donc rien que nous puissions faire légalement. Vous remarquerez par ailleurs que la photo du livre de la LLLI a été légèrement modifiée: les cheveux du bébé ont été taillés et le jonc a disparu de la main de la mère. Cela fait vraisemblablement partie des droits qui viennent avec l’achat d’une image.

Puisque le livre n’est probablement pas encore imprimé, nous avons quand même pris l’initiative de contacter personnellement la maison d’édition de La Leche League International pour les mettre au courant. Nous n’avons pas encore obtenu de réponse de leur part.

Il s’agit évidemment d’une situation fâcheuse et nous espérons qu’elle n’aura pas de répercussions sur l’accueil chaleureux qui a été jusqu’à maintenant réservé à notre livre.

Et puis, si on nous le demande, on trouve que notre couverture pas mal plus belle!

Un bon accueil!

Belle surprise aujourd’hui de voir notre livre faire partie du palmarès Renaud-Bray. Notre entrée se fait en 36e position.

Ça ne fait que confirmer ce que l’on sent sur le terrain en lisant vos courriels ou encore les commentaires que vous nous laissez sur le blogue. Sans compter les rencontres que nous avons faites lors du Salon du livre de Val d’Or où des femmes ont réservé un accueil chaleureux à notre livre et remarqué son approche particulière.

Nous allons poursuivre ces rencontres puisque nous sommes disponibles auprès des organismes pour donner des ateliers ou des conférences sur l’allaitement. Vous n’avez qu’à nous contacter par courriel (vous le trouverez sur la page des auteures) et on se fera un plaisir de regarder ce qui peut être fait.

Après avoir travaillé tout ce temps seules, ça fait du bien de voir qu’on avait bien raison de mettre autan d’énergie dans ce projet!

Nous sommes à Val d’Or

Nous participons cette année au Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue à Val d’Or.

Voici l’horaire de nos activités:

Vendredi
Dédicaces: Stand 71 – 16h30 à 17h30

Samedi
Conférence sur l’allaitement: Place du conteur B – 12h30 à 13h00
Conférence sur l’allaitement: Place de l’auteur – 15h30 à 16h00

Dédicaces: Stand 71 – 13h30 à 14h30 et 16h30 à 17h30

La conférence que nous donnerons portera sur l’histoire de l’allaitement au Québec, la façon dont on a parlé de maternité dans l’histoire et nos démarches d’écriture pour présenter une information juste et sensée.

Ce sera un plaisir pour nous de vous rencontrer!

Allaitement en public: parodie

Lors de notre passage à l’émission l’Après-midi porte conseil à la radio de Radio-Canada, une auditrice nous a mis la puce à l’oreille quant à la parodie sur l’allaitement en public réalisée par le site site satirique The Onion.

Voici l’extrait en question, en anglais.

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